Il n'y a pas d'age pour lire de la poésie.

En 2017, nous rendons hommage à Jacques Prévert Prévert (1900-1917), l'occasion de le faire découvrir aux enfants.
Nous vous présentons aussi de très beaux livres où des artistes ont illustré les poètes.

  • Le biopic dessiné d'un artiste bouillonnant, dépeint avec une vitalité incroyable, pour commémorer les 40 ans de sa disparition.

    Le quartier de Montparnasse au coeur des années 1920 : ses fêtes enivrantes, ses débats littéraires, ses artistes de mille et un univers.

    De retour de son service militaire en Turquie, Jacques Prévert y fréquente l'avant-garde de cette époque, entre Louis Aragon, Robert Desnos ou André Breton avec lesquels il écrit quelques-unes des plus belles pages du surréalisme. Ce mouvement, beau comme la rencontre fortuite sur une table de dissection d'une machine à écrire et d'un parapluie, éclatera finalement tandis que Prévert se met à côtoyer Giacometti, Carné ou Pierre Batcheff, qui l'entraîneront vers une carrière de scénariste et la création de la troupe Octobre.

    Après leur évocation des années Boris Vian dans "Piscine Molitor", Hervé Bourhis et Christian Cailleaux s'emparent aujourd'hui de la vie de "Jacquot" dans cette intégrale richement documentée, où nous est contée une tranche de l'histoire politique et artistique de ce siècle moderne. Des rivages méditerranéens aux théâtres moscovites, entre écriture foisonnante et dessin allègre, il aurait été dommage que Jacques Prévert ne fût qu'un poète !

  • Paroles

    Jacques Prévert

    Le cancre il dit non avec la tête mais il dit oui avec le coeur il dit oui à ce qu'il aime il dit non au professeur il est debout on le questionne et tous les problèmes sont posés soudain le fou rire le prend et il efface tout les chiffres et les mots les dates et les noms les phrases et les pièges et malgré les menaces du maître sous les huées des enfants prodiges avec des craies de toutes les couleurs sur le tableau noir du malheur il dessine le visage du bonheur

  • Une autruche qui mange les cailloux du Petit Poucet, des antilopes mélancoliques, un dromadaire que l'on traite de chameau, un jeune lion qui se fâche avec le dompteur et des ânes qui prennent les hommes pour ce qu'ils sont.

    Ainsi va le monde pas sage du tout de Jacques Prévert. Il y souffle un vent délicieux de liberté et de poésie, qui inspire ici à Laurent Moreau des images d'une beauté éclatante.

  • Prosper aux enfers - Tant pis - Chanson pour chanter à tue-tête et à cloche-pied - Chanson des escargots qui vont à l'enterrement - Chanson pour les enfants l'hiver - Les prodiges de la liberté - Le dromadaire mécontent - Au hasard des oiseaux - La Seine a rencontré Paris - Être ange ... - Refrains enfantins - L'école des beaux-arts - Soyez polis - Vous allez voir ce que vous allez voir - Immense et rouge - Chanson - Les animaux ont des ennuis - Drôle d'immeuble - Quartier libre - Chanson du mois de mai - La chèvre de monsieur Pablo - Le chat et l'oiseau - l'âne dormant - Le gardien du phare aime trop les oiseaux - La bonne aventure - Chanson du vitrier - Chanson des cireurs de souliers - Page d'écriture - Le cancre - En sortant de l'école. 30 poèmes et histoires de Jacques Prévert, illustrés par Jacqueline Duhême.

  • Un bel album de collage et de coloriage pour petits et grands enfants pas sages, à l'occasion du 40ème anniversaire de la disparition de Jacques Prévert.

    « Celui qui regarde un tableau comme celui qui lit un livre en est toujours un peu l'auteur ou tout au moins le collaborateur. » Jacques Prévert.

    La poésie peut naître des images aussi bien que des mots, surtout chez un Prévert qui, d'abord homme de cinéma, a un sens très aigu de l'image et de ses pouvoirs de suggestion. Retrouvez dans ce cahier grand format un magnifique panorama de ses créations à la fois impertinentes et poétiques : photographies, collages, dessins, graffitis, anagrammes, jeux de mots...

    Les enfants... ET les parents pourront s'amuser à compléter, sublimer ou encore créer leurs propres oeuvres, tout en s'inspirant de l'univers de Jacques Prévert.

    Cet album paraît alors que l'année 2017 commémore le quarantième anniversaire de la disparition de Jacques Prévert. Expositions, conférences, ateliers et nouvelles éditions de ses oeuvres sont ainsi prévus dans toute la France pour célébrer en grand le travail de l'artiste.

  • Les poésies de Maurice Carême n'ont pas pris une ride : encore aujourd'hui elles sont plébiscitées par les instituteurs. Le hérisson ou Le chat et le soleil restent des hits dans les classes de primaire.
    Cet ouvrage rassemble trente textes et ainsi nous offre une vision joyeuse et drôle de la poésie.
    Bruno Gibert propose des illustrations pleine de fantaisie et de force et nous permet de redécouvrir la belle ouvre de ce poète immortel.

  • Ernest Pignon-Ernest multiplie les interventions par les rues et sur les murs des villes en compagnie de poètes irréductibles, porteurs de révoltes et d'utopies. Par le verbe et l'action, André Velter est entré en résonance avec cette aventure qui met la poésie à l'épreuve du monde et des hommes.
    Ouvrage accompagnant l'exposition d'Ernest Pignon-Ernest, qui se tiendra à partir d'octobre 2016 à la bibliothèque Nucéra à Nice.

  • Hommage à Baudelaire, hommage à Matisse, un livre-événement.
    Durant l'été 1944, Matisse se décida à illustrer  Les Fleurs du mal  de Baudelaire, comme il en fit de même pour Mallarmé, Ronsard, Charles d'Orléans et bien d'autres. Il dessina 34 visages au crayon gras, compositions qui viendront orner l'édition de 1947, publiée par La Bibliothèque française.

    Les cent cinquante ans qui nous séparent de la première édition des  Fleurs du mal  n'ont fait qu'en confirmer la valeur inaugurale et l'impact sur les artistes. En 1857, il s'agissait pour le poète de se délester du vieux romantisme, trop idéaliste, de traduire l'esprit du temps, ce qu'il appelle «  la modernité  », et d'explorer la face sombre de sa propre conscience, condamnée aux limites et aux plaisirs d'une époque désenchantée.
    Personne n'osa se lancer dans l'illustration d'un tel livre, au sortir du procès qui le frappa à sa sortie. Mais la vraie raison du silence des artistes tient à la difficulté même de doubler une telle poésie, peu descriptive et impropre au pittoresque, par l'image. Il fallait des tempéraments tels que Rodin ou Rouault pour s'y atteler. Matisse avait connu le second alors qu'ils fréquentaient tous deux l'atelier de Gustave Moreau, à la fin des années 1890. Sans doute le désir d'associer son nom et son trait à l'univers de Baudelaire remonte-t-il assez haut. Il se réveille dans l'entre-deux-guerres et commence à se concrétiser sous l'Occupation, moment où Matisse se retourne sur sa vie, qui a failli lui échapper. D'où la coloration sensuelle et nostalgique de ces visages de femmes, alternativement graves, rieurs ou félins, selon la teneur des textes qu'ils accompagnent plus qu'ils ne les illustrent. Un rapport d'harmonie, et non de plate adéquation, règle dessins et purs effets graphiques.

    Le choix des poèmes qu'il retient, moins d'un tiers de l'édition de 1868, procède de l'érotisme et de la créolité que Matisse et Baudelaire partagent. Ils avaient en commun l'expérience du voyage exotique, l'île Bourbon pour le poète, Tahiti pour le peintre, et furent tous deux sensibles à la beauté noire. Ce livre, longtemps caressé, ouvre une fenêtre très féminine sur l'esthétique et la psyché de l'artiste lettré, parvenu au seuil des papiers découpés et de son ultime explosion orientaliste.
    Cette version luxueuse à petit prix du fac-similé de l'édition de 1947  est accompagnée d'un essai introductif rédigé par Stéphane Guégan éclairant les choix de Matisse et les liens qui unissent le poète et le peintre.   

  • Publié clandestinement en 1942, traduit en dix langues et parachuté par la RAF sur l'Europe occupée, « Liberté » de Paul Eluard est un poème mythique : avec ses vingt et un quatrains, il a la ferveur d'une déclaration d'amour et la force d'un mot d'ordre. En novembre 2016, « Liberté j'écris ton nom », le poème de Paul Eluard illustré par Fernand Léger, reparaît chez Seghers à l'identique de l'édition originale, datée de 1953.
    Tandis que nous nous apprêtons à rendre hommage aux victimes des attentats du 13 novembre 2015, la « liberté » scandée par Eluard apparaît plus que jamais comme un leitmotiv, un mot de rassemblement généreux, optimiste, qui va bien au-delà des clivages politiques, sociaux et religieux. Celui qui clame « Liberté, j'écris ton nom » invoque toute une histoire de luttes et de sacrifices - celle de nos aînés -, mais affirme aussi le désir de se sentir vivant, humain, aspirant au bonheur. Dans ce contexte troublé, il nous a semblé important que cette oeuvre soit de nouveau disponible, dans une belle édition, soignée et accessible au plus grand nombre.

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